Ecrit noir sur blanc...

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Déni

 

A la veille des élections,

Je prends conscience de cet état de fait

Qui nous plonge dans le déni total  de notre situation économique et de l’avenir.

Seulement deux jours avant le scrutin,

Et pas un seul candidat raisonnablement éligible

N’a osé s’attaquer au seul sujet important de cette campagne.

La crise.

L’emploi.

J’y suis sensible puisque je me croyais victime de ne pas avoir le droit d’aborder La crise.

Le droit de prononcer ce mot.

D’invoquer des raisons me dépassant.

Je me trompais.

Le pays entier refuse la dure réalité.

 Un déni incompréhensible.

Est ce les électeurs qui ne peuvent entendre expliquer la crise et ses répercutions aujourd’hui et plus dure encore demain ?

Ou ce sont les prétendants au siège suprême

 Qui pensent perdre en annonçant les restrictions et frustrations à venir?

J’avoue ne plus savoir…

Je remarque seulement que seul les candidats improbables osent eux aborder tous les sujets.

Nous plongeons la tête façon «  une autruche effarouchée ».

Comme un enfant qui pose sa main sur les yeux et se croit invisible.

Le président se colle à la dame allemande pensant se confondre avec eux

Se différencier des grecs, des italiens portugais

Déni. Déni. Déni

Je me pensais interdit d’hurler la guerre déloyale dont certains profitent.

 Je suis désabusé.

Une campagne communication.

L emploie le travail les entreprises

Pendant que les pneus brulent chez « les contis »

J’ai beaucoup plus de respect pour les salariés,

Les hommes de savoir faire que certains de ces politiques arrivistes.

Il est bien facile de dépeindre ces salariés désespérés en délinquants incontrôlables.

Je m’étonne plutôt de la retenue de ces hommes

Dont les vies sont brisées et utilisées à des fins politiques.

Je ne suis pas fier de mon parcours en ces années de crises

Cela ne m’empêche pas d’être lucide et reconnaitre les vertus des uns,

Les saloperies des autres,

Certains penseront que c’est facile d’écrire cela.

Non, ca ne l’est pas

Quand à mes dires...

J’ai tous les éléments pour le prouver.

La crise !

Une crise,

Tellement présente que personne n’en parle,

FMEA, FSI, OSEO, Médiateur du crédit, CCSF,

Outils de lutte contre  « La Crise »

Les banques,

En crise,

« Robinet fermé », « bretelle », « ceinture ficelle »,

Sauvées par les états,

Repliées sur elle-même,

Et sur les « comités » des risques,

Qui ne risquent plus, 

Qui ne prêtent plus,

Qui ne soutiennent plus,

Qui ne « Banque » plus !

La Crise !

On oublie

« Déni »

Pas moi,

Je n’oublie pas…

Pas la non !

 

…. Comprendre, Connaître, Apprendre, Savoir ? .... Ou pas ?

Je sais d’avance la colère de certain qui liront ces mots

S’ils savaient….

Je ne vous demande même pas de comprendre

Ce que j’apprends dans une catastrophe humaine comme ça me rend pessimiste

Après un combat ridicule et vain

L’histoire continue…

Mathématiquement, pas en ma faveur,

J ai honte d’écrire cela !

Parce qu’il s’agit de famille,

Mais c’est une usine de plus à « mon » palmarès !

En «liquidation » ; «  fermeture » ;  «  entreprise qui  coule »

Pourquoi mes  « détracteurs » utilisent toujours la mauvaise foi

Toujours la même mauvaise foi ?

Pourquoi ?

J’entends au loin : «  on l’avais dit »

Mais le silence « des ténèbres » ne fait pas échos de ma réponse :

«  Mais qu’avez-vous fait ? »

Rien, vous n’avez rien fait !

Vous le savez, vous n’avez rien fait !

Vous avez été la « tous » un temps pour y croire,

Puis très vite, très vite….

Les banques «  ferment » les robinets

Les fournisseurs se retranchent dernière «  les assurances »

On revient à la «  gestion sportive » des «  paiements comptant »         

La spirale infernale des « ruptures »

Les doutes des salariés,

Le stress des salaires…

Le stress dans leur travail,

Leur passion pour certain,

La machine grippe,

Elle s’emballe…

En quelques mois seulement,

En quelques mois déjà !

Puis vite oublie le bien,

On oublie  l’élan positif au lendemain de la reprise,

On oublie la dynamique,

On oublie qu’il est impossible  de produire,

Non pas que le « carnet de commande » est vide…

Mais parce que nous n’avons pas de quoi produire

Plus de « matière »

On oublie que les banques sont « absentes »

Quelles ont claqué la porte…

Ou oublie les «  vendeurs » les « anciens »

Vendeurs d’entreprises «  en  détresse »

Qui claquent la porte bien « rapidement »

Au loin qui ne se retourne pas,

Au loin qui ne se retourne « Jamais »

En fait : Jamais !

Plus  Jamais !  

En fait aussi : Toujours

 Je suis la, J’assume

J’y crois,

J’y mets mon énergie,

Mon expérience aussi,

« Bien sur les finances» reste le point noir !

Un point noir, qui ne deviendra jamais blanc !

Jamais,

Parce qu’on ne m’en donnera jamais les moyens

On ne me donnera jamais les moyens de gagner de l’argent

D’en apporter donc,

Ou ce sera si rare,

A ce stade,

Je ne souhaite plus « renouveler » l’exercice

« Le compte est bon ? »

Pas la, non pas la !

« Le compte n’est pas bon »

Mais je reste plus que jamais convaincu

Que l’homme est le seul élément déterminant

Quelque soit son niveau !

Mes « détracteurs » se régaleront d’ajouter encore…

Un dernier «  on l’avais dit »

J’ai connu ces scenarios plus ou moins identique.

Je ne referais pas autrement,

Et pourtant le bilan est lourd,

Et je le sais,

Vous n’avez pas finis de faire les comptes…

Je n’ai plus la force de ces déchirements humains

Je le redis sans honte, plutôt avec respect, 

Seul je ne suis rien…

Comprendra qui  voudra, comprendra  qui pourra…

.... Silence... Silence.... Silence...

Long silence

Apres avoir beaucoup dit

Trop?

Je ne sais pas

J'assume,

 

 

Mes échecs,

" en arrière plan "

Je digère en silence,

Ceux que personne n'accepte de partager...

 

Les succès,

Les petits succes même,

Inexistant pour certain,

Pour beaucoup même...

Je les savoure en silence,

Par respect,

Surtout...

Par pudeur,

Aussi...

Surtout...

 

Une année,

2011,

Encore une,

Qui laissera sur le bord de la route,

Des familles,

J assume!

Dois-je être le seul?

J'assume...

Mais cela n'est pas suffisant!

Ce n"est jamais suffisant!

 

Je me dis que " la mémoire est courte ",

Aussi,

Je me dis,

Que j'espère oublier,

Oublier aussi rapidement

Les " mauvais moments "

Que mes " partenaires ", " mes salariés fidèle et confiant ",

On déjà oublié  les " bons moments "

Ou le " ensemble " était notre devise....

 

Je m'excuse,

Pour ceux qui sont " capable " de recevoir mes excuses!  

Pour ceux qui sont " capable " de comprendre...

Sans " haine " ce message....

 

A tous,

 

Je vous souhaite: Un Joyeux Noël et une bonne Année 2012

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